L’Amérique pauvre : Comment ne pas survivre en travaillant – Barbara Ehrenreich

Bonjour !
et Bienvenue pour cette nouvelle synthèse d’un livre pour réussir.

L'Amérique pauvre : Comment ne pas survivre en travaillant, de Barbara Ehrenreich
Les livres-pour-reussir.fr vous offre chaque semaine un résumé structuré, clair et critique d’un nouveau livre pour mieux vous organiser, communiquer, travailler, investir et vous éveiller.

Cette semaine le livre qui vous permet de réussir est un livre qui relate les 3 expériences de l’auteur – de classe sociale aisée – au sein de la classe ouvrière.
Face à la pauvreté, nous découvrons à quel point les salaires sont bas et les conditions de travail sont mauvaises pour les plus pauvres aux Etats Unis.
Les expériences et les leçons apprises dans ce livre, vous permettent de découvrir comment peuvent pensent les autres et comment penser à votre tour pour réussir.

 

L’Amérique pauvre : Comment ne pas survivre en travaillant, de Barbara Ehrenreich

Le livre l’Amérique pauvre : Comment ne pas survivre en travaillant, de Barbara Ehrenreich est un livre un peu à part: c’est un livre plus orienté sociologie ou vie courante que finance ou réussite.

Barbara Ehrenreich  est un auteur célèbre aux Etats Unis, le Times Magazine et le New York Times lui consacrent régulièrement une colonne et elle publie dans de nombreux magazine, du The Atlantic à Mother Jones.

En clair, c’est un excellent écrivain.

Qu’y a-t-il de spécifiquement pertinent dans le livre l’Amérique pauvre : Comment ne pas survivre en travaillant, de Barbara Ehrenreich ?
C’est un livre qui relate les chroniques de l’auteur et son expérience de vie aux USA avec de très faibles salaires – 6$ de l’heure.

Certains penseront peut-être que Barbara Ehrenreich s’est surtout encanaillée dans le but d’écrire un livre – c’est peut-être vrai – mais il en résulte que l’Amérique pauvre : Comment ne pas survivre en travaillant, de Barbara Ehrenreich est un constat clair, concret et bien écrit de comment est la vie proche du seuil de pauvreté aux Etats Unis.

Dans un site qui traite de livre pour réussir sa vie, ce livre peut vous sembler un peu décalé, pourtant lire ce livre a 2 avantages.

Premièrement, Ehrenreich a un pedigree impressionant: ses talents d’écrivain aident à faire passer ses messages avec passion – ce qui n’est pas toujours le cas de tous les livres qui traitent de la réussite.
Quand vous aurez lu simplement 2 pages de ce livre, vous prendrez conscience de à quel point les personnages et les évènements décrits dans ce livre sont vivants, parlants et touchants.

Enfin, (et peut-être plus important), les leçons apprises dans ce livre proviennent d’une expérience véritable et vous permettent de mieux comprendre ce qu’est la réussite et ce qu’est la pauvreté.

Si vous lisez ces lignes vous avez probablement de quoi manger tous les jours et vous ne vivez pas dans la crainte qu’on vous coupe l’électricité.
Il y a de nombreuses leçons à retirer de ce style de vie, j’ai moi même vécu avec certaines personnes, dans certains pays et certains contextes – notamment à Mexico DF la capitale du Mexique – sans électricité ni eau courante, mais je ne pourrais certainement pas en parler aussi bien que Barbara Ehrenreich.

 

L'Amérique pauvre : Comment ne pas survivre en travaillant, de Barbara Ehrenreich

Maintenant, explorons ensemble :
l’Amérique pauvre : Comment ne pas survivre en travaillant, de Barbara Ehrenreich.

Tout au long du livre, Ehrenreich se déplace dans 3 villes distinctes des Etats Unis pour faire l’expérience de la pauvreté et des conditions de travail dans chacune de ces villes; intéressons nous à chacune d’elles.

Servir en Floride

Dans la première partie du livre, Barbara passe un mois à travailler comme serveuse dans 2 restaurants à Key West en Floride.
L’expérience de serveuse de Barbara se traduit par une grande quantité de travail et un petit salaire.

La clientèle des restaurants dans lesquels Barbara travaille est constituée d’ouvriers, d’étudiants et de classes sociales moyennes-basses – ce qui se traduit par des pourboires faibles ou inexistants et des patrons exigeants.

Le principe illustré ici est que l’investissement qui a le plus de valeur et que vous pouvez faire en vous est l’éducation.

La majorité des collègues de travail de Barbara ont en effet fait des choix de vie qui excluent toute opportunité d’éducation – il ne s’agit pas du stéréotype de la maman célibataire qui essaye désespérément de joindre les deux bouts.

La plupart du temps, il s’agit de célibataires qui ont volontairement choisi de ne pas même essayer de s’améliorer eux mêmes ou leur situation; leur seul objectif dans la vie étant d’avoir un abri pour la nuit, suffisamment de nourriture pour vivre et la possibilité de faire la « fête ».

Au départ, cela semble provenir d’un manque de motivation – ils ne cherchent pas à s’améliorer.
Pourtant, la plupart des gens dans ce livre ne voient tout simplement pas l’éducation comme une option.
Ils sont parfaitement heureux de continuer à courir sur le tapis roulant infini de leur vie, et la plupart du temps, leur vie les satisfait au quotidien.

Ce qui peut sembler plus inquiétant est le fait que le salaire minimum aux USA n’est pas suffisant pour vivre.

Ainsi, la plupart des collègues de Barbara ont 2 jobs, vivent dans une maison qu’on leur prête ou dans leur voiture !
J’ai moi même croisé des personnes similaires: par exemple cet homme à Bucarest en Roumaniequi était taxi la moitié du temps et policier l’autre moitié, il dormait dans sa voiture…

Travailler 40 heures avec le salaire minimum ne permet simplement pas de vivre en ville – et même en campagne c’est plus que difficile !

Quel est le sens de la vie ?
La vie vaut elle la peine de travailler 80 heures par semaine pour avoir juste de quoi se payer un toit et le minimum pour manger ?
A quoi bon passer sa vie à travailler et à essayer de se reposer sans trouver le temps d’en profiter un petit peu ?

Je travaille bien plus que 40 heures par semaine, mais je travaille où et quand je veux, en fonction de mes contraintes et de mes envies – il m’arrive de travailler pendant 18h d’affilée ou de ne pas travailler 2 jours de suite.
Si je devais travailler autant que ces personnes dans un cadre aussi contraint, cela ne vaudrait tout simplement pas le coût du sacrifice de toutes ces expériences que je m’empêcherais alors de vivre.

 

Laver dans le Maine

Dans la deuxième partie du livre, Barbara se fait embaucher comme femme de ménage pour une société de ménage à domicile pour gens riches dans le Maine.
Encore un travail intensif, mal payé, et plein de risques, mais ce travail contient encore plus d’éléments déconcertants.

Le premier problème soulevé ici est la méfiance permanente des clients riches pour les femmes de ménage.
Beaucoup de gens qui emploient les services de ménage à domicile sont clairement méfiants voire dédaigneux à l’égard des gens qui font le ménage chez eux.

Ils en arrivent à s’amuser avec eux et leur tendent des pièges évidents (comme de l’argent sur la table et la caméra de surveillance pointée dessus) pour attraper les employés supposés malhonnêtes.
Les propriétaires donnent des instructions de nettoyage déraisonnables et même lorsque les employés se montrent à la hauteur et font de leur mieux pour les suivre à la lettre, les clients les traitent toujours avec le même mépris.

Résultat, les employés éprouvent frustration et ressentiment pour leurs clients, ce qui finit par se ressentir dans leur travail: ils finissent par se contenter de faire le minimum vital.

Comment doit on traiter les employés des sociétés de service ?
Laisser un pourboire au restaurant lorsque le service est agréable et faire preuve d’une gratitude sincère ailleurs (pour les secrétaires par exemple) lorsque le service est bien effectué permet de consolider des relations positive et constructive avec ceux qui travaillent régulièrement pour vous.
Cette gratitude vous est rendue au centuple parce que les employés se sentent alors motivé et redevables d’un service de qualité envers vous.

Un autre aspect de cette situation est purement psychologique, en effet:
lorsque la récompense pour exceller est minimale, pourquoi faire des efforts pour se donner la peine ne serait-ce que d’essayer ? 

Vous pouvez toujours penser que le sentiment du devoir accompli est suffisant, mais maintenant imaginez que votre salaire ne vous permet même pas de vivre normalement…

Les femmes de ménage dans ce chapitre ont pour ordre de simplement « rendre la maison agréable » et il n’y a absolument aucune prime ou récompense d’aucune sorte à vouloir faire mieux que ça, même si par exemple elles se rendent compte que frotter avec seulement un peu d’eau ne nettoie pas réellement le sol.

La leçon de cette partie est que vous devez récompenser les employés qui vous rendent régulièrement service – un pourboire de temps en temps, un petit cadeau le jour de leur anniversaire, un bouquet de fleurs ou quelques croissants suffisent amplement.
De cette façon ils sont heureux parce qu’ils savent que la qualité de leur travail est récompensée,
et vous êtes heureux parce que le service que vous êtes sur que le service que vous obtenez est et restera d’excellente qualité.

 

Pêcher dans le Minnesota

On retrouve Barbara a Minneapolis dans la dernière partie du livre.
L’auteur travaille dans un Wal-Mart – l’équivalent de carrefour aux USA – au rayon des vêtements féminins.
Cette partie est peut-être un peu moins intéressante que les deux précédentes surtout à cause des préjugés de Barbara Ehrenreich sur les différentes classes sociales qui sont répétés un peu trop souvent.

L’habit ne fait pas le moine

Il existe une différence entre l’apparence des individus et leur situation financière.
Je ne parle pas des gens qui s’achètent des chaussures à 2000€ (ou beaucoup plus cher) mais d’une simple apparence propre en public.

Barbara passe son temps à critiquer les vêtements et accessoires féminins proposés dans le Wal-Mart qui sont selon elle de mauvaise qualité et réservé aux femmes trop grosses.

L’auteur nous offre ensuite ses conclusions personnelles: la nourriture pas chère est trop grasse et il y a un lien de cause à effet entre le prix de la nourriture et la qualité nutritionnelle.
Bien sûr, il y a du vrai dans ce raisonnement mais tout le monde n’a pas la possibilité illimitée de choisir de se nourrir uniquement de mets chers pour être sûr de bien manger et il existe de nombreuses alternatives pour bien manger sans pour autant trop dépenser.

Barbara critique ensuite le comportements des classes ouvrières qui laissent leurs enfants faire les 400 coups dans le centre commercial.
L’auteur propose également sa conclusion personnelle: les classes ouvrières n’ont que très peu de temps libre en dehors de leur travail et n’ont pas le temps de se consacrer à l’éducation de leurs enfants.
Le Wal-Mart est pour eux un environnement de répit qui leur permet de s’échapper provisoirement de leurs corvées.

En clair, les classes ouvrières profitent des centres commerciaux pour s’évader, même pour un temps très court, et ne pas ressentir les regards désapprobateurs de leurs contemporains
– même si je n’ai jamais songé à me changer les idées en allant au carrefour, je suis d’accord que nous avons tous besoin de nous évader de nos corvées de temps en temps.

Dommage que les préjugés de l’auteur de classe sociale élevée viennent s’insérer dans cette dernière partie de son livre par ailleurs plein d’expériences et de leçons vraiment pertinentes et enrichissantes.

 

Acheter ou ne pas acheter l’Amérique pauvre : Comment ne pas survivre en travaillant, de Barbara Ehrenreich ?

Soyons clair, de manière générale, l’Amérique pauvre : Comment ne pas survivre en travaillant, de Barbara Ehrenreich est captivant.
Ces expériences vécues avec les classes sociales les plus pauvres et les leçons qui en sont tirées nous apportent une ouverture vraiment enrichissante sur un aspect de la réussite qui nous est trop rarement proposé.

Malheureusement, les préjugés des classes sociales élevées pour les classes pauvres qui apparaissent à la fin du livre laissent un goût amer.
Bien sûr, la nourriture la moins chère est souvent la moins bonne, pleine de mauvaises graisses, mais si vous luttiez chaque jour pour conserver un toit pour vous abriter de la pluie et donner à manger à votre famille, l’apparence physique serait le cadet de vos soucis !

Le fait que le livre l’Amérique pauvre : Comment ne pas survivre en travaillant, de Barbara Ehrenreich pose des vrais questions – comme la valeur comparative du besoin d’avoir un abri, de la nourriture et une bonne santé – en font un livre qui vaut la peine d’être lu.

L'Amérique pauvre : Comment ne pas survivre en travaillant, de Barbara Ehrenreich

Ce livre veut faire la différence, et il l’a fait en dénonçant la vision dégradante des classes sociales élevées pour les classes pauvres, même si l’auteur se laisse elle même aller à cette même vision dégradante à la fin du livre.

En résumé, achetez ce livre surtout pour l’aspect littéraire et pour les 2 premières parties.
L’Amérique pauvre : Comment ne pas survivre en travaillant, de Barbara Ehrenreich est vraiment bien écrit et vous donne du grain à moudre pour comprendre que les objectifs de chacun peuvent varier du tout au tout et vous aider ainsi à mieux réfléchir à la réussite de votre vie personnelle et professionnelle.

 

Et vous ?

Vous avez lu ce livre ? – qu’en avez-vous pensé ?
Laissez-nous un petit mot dans les commentaires 😉

 

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À propos de l’auteur

passionné et principal auteur bénévole des articles et revues des livres pour réussir. Double diplômé ingénieur Arts et Métiers et UPV Bilbao, trilingue anglais-espagnol, il sait s'exprimer également en chinois mandarin, en russe et en italien. C'est également un modèle de détermination. Il n'a pas peur de faire des choix difficiles, et de s'y tenir dans la durée. Comme il l'explique sur son blog, sa méthode est basée sur la persévérance, et son histoire en est un exemple qui devrait figurer dans les livres : Quand il a commencé le développement de sa carrure, il ne pouvait pas faire plus de trois pompes ! Et pourtant il est aujourd'hui Karatéka, et les femmes l'appellent "Bruce Lee" ! La clé de son succès ? Il a continué à faire des pompes, toujours plus, chaque jour, sans exception depuis ses 15 ans, et pendant des années. Avec ce genre de méthode, ce n'est pas étonnant de réussir... Même si on peut être impressionné par son caractère, son parcours international, et ses nombreux voyages, son arme la plus puissante est celle qu'il brandit sur sa photo : la plume ! Frédéric est un artiste, curieux et créatif, qui a un besoin insatiable de créer et d'apprendre. Comme beaucoup de gens, il a investi énormément d'efforts et de temps pour trouver ce qu'il voulait faire, et comment y arriver. Au bout de son chemin, il découvre son véritable objectif : Apprendre, comprendre et transmettre. Aujourd'hui freelance, indépendant, son objectif est de devenir réellement inter-dépendant avec, pour et par les autres et de contribuer, donner, échanger pour s'unir avec le monde.



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